L’embolisation de fibromes (ou myomes) utérins, ainsi que l’embolisation de l’adénomyose utérine, est un geste qui consiste à obstruer les artères utérines droite et gauche qui nourrissent les fibromes ou l’adénomyose. Cette dévascularisation a pour objectif de traiter les signes et les symptômes générés par les fibromes, à savoir les saignements abondants pendant les règles (ménorragies) ou en dehors des règles (métrorrragies), ainsi que les douleurs pelviennes causées par certains fibromes volumineux.
Une consultation de radiologie interventionnelle est réalisée avec le médecin en amont de l’intervention, afin de discuter de l’indication, du déroulement de la procédure, des complications éventuelles et de la surveillance après l’intervention. Une IRM pelvienne avec injection est nécessaire à la programmation de l’embolisation, afin de dénombrer, mesurer et localiser les différents myomes utérins. En effet, les myomes sous-séreux pédiculés sont des indications préférentielles de traitement chirurgical en raison de leur caractère exophytique.
L’embolisation utérine est réalisée au décours d’une courte hospitalisation d’une nuit. Elle est réalisée sous anesthésie locale du point de ponction situé dans l’aine droite.
L’hospitalisation courte permet de surveiller et prévenir les complications éventuelles et de contrôler la douleur post-embolisation.
Le risque principal de cette embolisation, bien que rare, est l’hématome au point de ponction artérielle. C’est pour cette raison qu’un pansement compressif est confectionné en fin d’intervention et qu’un repos au lit pendant 24 heures est programmé.
Les douleurs pelviennes après l’intervention peuvent durer entre 24 et 48 heures. Elles sont contrôlées par des traitements anti-douleurs puissants pouvant aller jusqu’aux dérivés morphiniques lorsque cela est nécessaire.
Il existe également un risque théorique rare d’infection de l’endomètre environ 3 semaines après l’intervention, traitée par antibiotiques.
L’intervention dure entre 45 minutes et une heure et demie, en fonction du nombre et de la taille des fibromes, ainsi que de la difficulté à naviguer dans les artères utérines.
Après le retour à domicile, une période de repos est préconisée afin d’éviter tout effort d’hyperpression abdominale (port de charges lourdes, sports, relations sexuelles).
En plus de la surveillance clinique (résolution des saignements et de la douleur pelvienne), une IRM pelvienne de contrôle sera réalisée à 3 mois, 6 mois puis 12 mois de l’intervention pour vérifier l’efficacité du traitement (dévascularisation et diminution de taille progressive des fibromes).